A l'arrivée de Dolorès, Yves n'était pas vraiment présent, d'où économie bienvenue d'un accueil 'chaleureux'. Il se trouvait à quelques pas du feu et des simili-brochettes, perdu dans ses pensées, en train de fouiller le sable à la recherche de son poste de radio. Celui-ci avait subi une petite avalanche de sable dans l'objectif de le faire taire, lors d'une précédente sieste que des parasites avaient interrompue fort incivilement.
Finalement il se rapprocha en soufflant dans sa machine, et s'inséra dans la réunion lorsque l'égarée venait de se rassasier. Il enchaina alors, sans la moindre once d'enthousiasme.Beh, si tu commences à te plaindre, de la mangeaille ou autre, directement à portée de nos tympans, on peut pas dire que ça aide. Au moins derrière la radio, les souffrancs et déconvenues, on pouvait s'en contrebalançer tranquillement, suffisait de poser l'appareil et de s'éloigner de quelques pas. Mais en t'ayant de visu, la donne change.
...Un petit conseil, faut éviter de prendre le pli à se lamenter en permanence, c'est un risque à terminer dans l'état d'abattement moral tel que les "résignés" croisés parfois le long des chemins. Tant que t'as pas réellement une engeance supérieure qui t'en veut,
pour ça faut des preuves et tout et tout, personnelement j'archive donc je suis sûr de mon dossier à charge contre Mère Nature et l'autre chienne de Destinée, les tracas quotidiens, suffit de laisser couler sans accumuler de la rancune.
Inspectant avec son regard bovin la nouvelle convive, de pied en cap, Yves poursuit émotif comme jamais :..

Mouais, en fait tu tiens pas la grande forme, en y repensant, si on t'avait croisée durant un sommeil faussement réparateur, pour être honnête j'aurais jamais pu me prononcer à vue d'oeil sur ton état, fonctionnement ou panne, sans vérification de la température de la 'viande' ou de la ventilation.
C'est le désert qui t'a marquée, et y semble bien que t'a faillit t'en faire un ami d'toujours, mais bon en arrivant au "point ravitaillement Fossoyeur" de ta randonnée, ' t'en sortiras, tu pourras persévérer sur les sentiers, comme tous les mafrés que nous sommes.
... D'ailleurs, à tout hasard, vu que t'as démarré la balade par un autre circuit que le notre, t'aurais une idée du numéro du G.R. sur lequel on trime?

...Mais si tu sais pas... tant pis.
Pour en revenir à ta question forrestière. En gros c'est toi qui vois, comment que tu te sens requinquée, et si tu t'estimes plus d'attaque que nous. A savoir que nous, on se trimballe une petite surcharge pondérale, à part ceux du collectif qui se dépensent
...les effort, à d'autres!..., donc on est bien moins affuté qu'une femme, c'est allégé ces choses-là qu'on dit, à plus forte raison à la suite d'un régime / diette sévère. Au niveau de la marche on force jamais l'allure, vu qu'on a compris qu'à être toujours autant perdu à l'arrivée qu'au départ des marches, y'avait pas masse de besoin de se presser.
Donc si tu te sens "fraiche" et volontaire, t'arriveras probablement sous le couvert végétal avant nos pommes. Dans ce cas, au milieu des bois, esseulée, sois pru...
Yves bute sur le mot de par sa nature "concernée", et se ravise ne voulant pas commettre d'impair ..fais gaffe à tes miches.

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Yves Lavie ou le respect des macchabéesLe dernier des Malakoffiots---Fossoyeur chargé de l'approvisionnement en médecines et drogues diverses... consommateur
préventif.