Raul Endymion Enfoui(e) par nos soins

Nombre de messages: 345 Date d'inscription: 05/02/2007
 | Sujet: La carcasse et la communauté Sam 1 Sep - 13:19 | |
| C'est un peu l'effervescence chez les fossoyeurs, Turin, ne tenant plus en place avait pris les devants pour aller voir ce qu'il y avait dans un truc qu'on indentifiera tard comme carcasse d'avant le crash.
Il y a trouvé différents trucs plus ou moins utiles comme de l'essence et un grand sac. Pour l'essence, à part pour allumer le feu, ça n'a pas grande utilité pour l'instant.
Le reste de la troupe le rejoint en laissant à Dolorès le soin d'enterrer proprement un client potentiel. Après une longue marche, les compères retrouvent un Turin super en forme et motivé pour bouger. Raul se souvenant de cet hiver, décide de se faire une petite soupe des champignons de forme bizarre qui poussent partout dans cette forêt et l'effet est assez radical, c'est comme s'il ne sentait plus ses jambes et la fatigue accumulée lors de la marche en forêt pfiut disparue.
Raul attrappe alors Turin et s'enfoncent tous les deux dans la forêt en direction de ce qu'ils croient être une communauté. Turin se déplace normalement, on ne peut pas en dire autant de Raul qui, entre deux éclats de rire, court d'arbre en arbre, tantôt se cachant derrière, tantôt regardant en l'air pour, dit-il, vérifier la présence de renards bleus volants...
C'est non sans mal qu'ils atteignent la communauté appelée lune de miel pour y tomber nez à nez avec un cadavre... Raul toujours sous l'effet des champignons arrive tout de même à articulerAccueillant les gens dans le coin hèhèhè ils nous donne du travail d'entrée de jeu. Turin n'écoutant pas les délires de Raul en profite pour visiter le coin... Les habitants de cet endroits semblent être partis sur un coup de tête, de nombreux bâtiments sont encore plus que potables. C'est au détour de l'un d'eux que Turin reste sans voix un moment puis pousse un cri que même Yves et Ainur restés en arrière ont dû entendre.WAAAAAAAAHOUOUOUOUOUUOU, RAul, Raul viens voir, j'ai jamais vu autant de réserves en une fois, c'est immense, monstrueux magnifique. Le reste de leur journée s'est passée à compter les différentes denrée et matériaux stockés... |
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Yves Lavie Fossoyeur

Nombre de messages: 569 Localisation: En vadrouille les pieds dans le sable Date d'inscription: 06/02/2007
 | Sujet: Re: La carcasse et la communauté Dim 16 Sep - 18:17 | |
| Au sein des Fossoyeurs, depuis que le piémontais était parti en éclaireur, une légère appréhension s’était installée. Ce n’était pas une question d’inquiétude pour leur confrère, on était bien loin du ressentiment « un seul être vous manque et tout est dépeuplé », il s’agissait plutot des questionnements sur ce qui le retenait… s’il ne s’était pas repointé, il y avait une probabilité certaine que finalement, l’herbe… enfin les feuilles, étaient plus vertes par là-bas. L’origine de tout ceci, cette scission temporaire de la clique, se trouvait être l’intrusion sur leur récepteur radio, d’un signal pas particulièrement explicite. Une série de bip-bip, espacés en temps, témoignaient de la présence dans leur Sud-Ouest d’un interlocateur aussi peu volubile qu’un Spoutnik. Ce n’était pas la peine d’être un mathématicien familier des tests de Turing, pour se rendre compte qu’une machine-émettrice était en activité dans la zone, ce qui rendit le groupe circonspect et Turin extrèmement curieux de la provenance du signal. Il se sentit le goût de l’aventure, et prépara son barda pour l’exploration de la partie orientale de la forêt, accompagné de son poste réglé judicieusement sur la réception de ces modulations. Pendant cette période, Yves pas vraiment frais à cause de son nouveau régime alimentaire forrestier, fleurant bon les champignons d’origines diverses, avait bien fastidieusement tenté de prolonger le dialogue avec le prétendu radionaute, sans grand succès, et cela était même parvenu à le courroucer, chose assez exceptionnelle pour ce « grand sentimental ».« _BipBip toi-même, d’abord ! Tu peux arrêter ton truc, ça en devient assez désagréable, on y comprends rien ‘u tout, et ça nous dérange… Déjà Bip, c’est pas un mot, tu m’diras dans quel dico t’as pêché ça. Parce que si tu t’imagines que ça ressemble à du morse, ton charabia, t’es loin du compte. En premier lieu, c’est à base de Tuut, et puis après, faut bien savoir faire conjuguer la chose, y’a une grammaire, qu’elle est bien compliquée… C’est un Panaméen de mon rafiot qui m’avait enseigné tout le toutim, l’avait eu du mal, pour dire. Va falloir que ça cesse, c’est incommodant au possible ton affaire, ça m’empêche de dormir, voilà que je m’en viens de louper la sieste de 11heures, à ce tarif là je serais pas en forme pour les prochaines de l’aprèm’ ! » Face à la persistance du signal, Yves dû se résoudre à appliquer sa technique particulière, à savoir enterrer son poste radio sous quelques centimètres de terre, afin de faire cesser le bruit, un bon paquet des fonctionnalités de l’appareil, telle on/off, lui passant à des lieues.
Moins d’une paire de journées après cette interruption, un signe de vie de Turin arriva, et la part d’excitation dans sa voix laissait présager à une nouvelle intéressante. Il venait de débusquer au milieu de cette jungle, en « reniflant » les ondes hertziennes, une cache souterraine. Celle-ci renfermant semblait’il des jerricans de carburant et divers éléments mis en sécurité par une personne tête en l’air, qui avait dû oublier la chose à la faveur d’une distraction de type.. Crash. Les Fossoyeurs se mirent alors en marche pour rejoindre leur collègue avancé qui les guidait par radio sur les sentiers, d’aucuns diraient absents, de cette forêt domaniale. Enfin tous les membres, sauf une, qui ajoutait ainsi une bonne couche à la réputation des femmes de ne pas faire preuve de célérité au moment des départs. Dolorès fut laissée sans cérémonie en plan, avec la charge de se démerder de son côté, le professionnalisme l’enjoignant à accomplir ses oeuvres de terrassement dans le voisinage. Cette reprise de la randonnée dans une certaine forme de précipitation, fit que Yves en oublia sa radio enfouie, et les coins favorables à la cueillette pour remplir sa musette en remontants, ce fut une source de plaintes continuelles, marmonées sur le trajet, et qui entama quelque peu la gaieté du groupe alors que celui-ci commençait à découvrir enfin des signes de civilisation sous la forme de ce mini-bunker.
Ils repérèrent la cache, après bien une journée de randonnée pédestre sous le couvert végétal, et Turin sur le semblant de seuil. En réalité, il s’agissait d’un panneau d’acier horizontal qu’un arbre proche avait fait « sauté » du fait de ses racines conquérantes, le piémontais n’avait eu alors qu’à pousser quelque peu la plaque pour s’engouffrer sur le début d’escalier et explorer sommairement l’endroit. Avec le renfort des trois autres fossoyeurs, ils purent d’avantage déplacer la masse métallique, afin de laisser passer un maximum de lumière parmi celle traversant les feuilles. Ainsi, la visite de la cache fut plus aboutie. Ils découvrirent tout un dispositif censé faciliter le baroudage, durant les périodes de troubles de ce monde, d’un groupuscule affilié à ceux ayant ériger ce bunker en prévision du Chaos. Ca comprenait, des sacs de format militaires et affichant une contance correcte, à part que des visiteurs de type rongeur s’étaient délectés du rembourrage de la plupart, un seul substait dans un état valable. Sur une étagère présente dans un coin, un panel de radio et de talkie-walkie était disposé, ce qui arrangea Yves qui put alors se servir pour faire face à la perte de son poste récepteur. Dans une zone grillagée et entourée de plusieurs extincteurs, étaient entreposés plusieurs jerricans d’essence, surement pour servir de réapprovisionnement aux véhicules tout-terrains des commanditaires de la « cache ». De plus, des traces sulfurées et un kit de douilles sur un établi, laissaient à penser à un système de confection de munitions, en tout cas la zone avait été aménagée intentionnellement pour alimenter une escouade de baroudeurs chargée de couvrir la jungle…. Mais ces personnes avait oublié de se manifester présentement, elles avaient probablement fort-à-faire, dans un lointain désert… Divers éléments garnissaient le bunker, mais de toute façon ça ne parlait pas du tout aux fossoyeurs, qui étaient loin des familiarités militaires, ils en firent facilement abstraction. Ils étaient plutot intrigués par la présence, dans une position centrale, de la source originelle du bip-bip, à savoir une balise argos. L’utilité évidente, c’était de rendre cet endroit normalement hermétique, uniquement détectable par des personnes disposant d’un récepteur hertzien spécifique , et ainsi localisable au milieu de la forêt. Mais la nature s’étant chargée de « décapsuler » la chose, la discrétion en avait pâtie, au profit des Fossoyeurs. Ceux-ci firent leur « marché », emportant alors le précieux car peu courant liquide.« _Mazette, avec ce pétrole, si ça se combine bien, on pourrait avoir espoir de renouer avec la fée électricité, suffit de tomber au cours de la randonnée sur un groupe électrogène. Avoir du jus, ça permettrait de faire fonctionner un peu toutes les épaves d’électroménager croisées dans le désert, ou alors charriées par le fleuve. Du coup, un lave-linge pas trop rouillé et hop, des machines en perspective, même une pour les couleurs… Et puis, ce fichu été, avec les risques d’orage, faut prévoir de l’humidité accompagnée d’un bon lot d’électricité statique… ça va me causer des soucis capillaires, un fer à défriser marchant sur secteur, ça m’arrangerait. » Après cet épisode, la clique poursuivit sa progression entre les arbres, et se décida à une halte au bout d’une journée. Ils bivouaquèrent, car un sentiment bizarre transpirait des lieux, cela demandait d’être assez atentif, et dans ce cas on repérait que le coin avait vu le passage de plusieurs égarés, que le bois avait été parcouru régulièrement par des nombres conséquents de survivants durant l’anné en cours. Même si un goulasch était en préparation, agrémenté par les produits locaux récoltés au pied de certaines souches, et constitué de morceaux extraits des animaux tombés sous le coude d’Ainur, qui avaient la charge de pallier au manque de bœuf pour la recette, Raul et Turin snobèrent la chose et partirent dare-dare sur les sentiers. Ils s’étaient découverts des talents de pisteurs du fait des derniers évènements, et tenaient à découvrir si les chemins difficilement perceptibles menaient bien… à Rome. Mais les deux individus restants n’avaient pas l’intention de sauter un repas, ils patientèrent pour déguster suffisamment chaud leur « mess », et pour ajouter à cela une bonne sieste digestive. Finalement, Raul avertit les retardataires par radio, qu’ils pouvaient se lancer sur la route en suivant les encoches effectuées dans l’écorce d’arbres le long du parcours, et qu’ils auraient ainsi la possibilité de contempler un camp de bucherons construit en bordure du fleuve après une bonne demi-journée de marche. Yves suivit son conseil, laissant Ainur qui désirait goûter à un peu de solitude dans ce coin forrestier afin de mieux « communier » avec la faune, et entreprit la randonnée. Cela aurait pu durer un bon moment, mais le fait d’avoir correctement garni ses parts de goulasch avec les champignons surnageants, le rendait un peu halluciné et parano face aux troncs, à leurs « lèvres » dessinées involontairement par son confrère court-vêtu parti en éclaireur, l’intoxiqué Lavie s’imaginait que les végétaux allaient ainsi lui parler et l’enchainaient avec des récriminations forrestière, il en avait assez déjà avec ses soucis donc il pressa le pas.
Il arriva en vue du patelin coincé dans la végétation, et cette vision était assez inquiétante. En effet, il ne s’agissait pas des vestiges d’une industrie ancienne qui avait été préservée de la plupart des aggressions ayant eu cours sur la surface du globe, mais plutot de constructions assez récentes, donc l’œuvre de survivants. C’était énigmatique que tout ceci ne soit accompagné d’aucun signe de vie. La conjugaison jungle et bâtisses rudimentaires, associée à l’absence de villageois, générait un tableau assez pittoresque, on n’était pas loin de l’impression qu’avait dû éprouver les témoins Guyanais à la vision du « rêve » du prédicateur Jim Jones, bien sûr l’amoncellement de cadavres en moins. Pour l’heure, un seul macchabé ponctuait la scène, donc difficile d’attribuer au spectacle le terme de suicide collectif. Raul et le piémontais n’avaient pas pris les devants pour enfouir ce « client », c’est qu’ils étaient suffisamment occupés dans les réparations d’un des bâtiments tenants à peine debout. Celui-ci s’avérait être une espèce de dortoir, affublé sur sa devanture du panneau « Manoir de Lune de Miel », donc en prévision de la nuit il convenait de le remettre en état sans tarder, autant goûter au confort d’un toit assez vite, les Fossoyeurs commençaient à être vaccinés des tentes de fortune. Yves inspecta sommairement la dépouille, qui ressemblait plus à un homme-grenouille échoué sur cette berge du fleuve, tout engoncé dans une combinaison néoprène de marque Windorf, ce qui lui fit baptiser le malheureux dans la minute et sans réflexion. Il fit son office d’enfouisseur avec vitesse et précipitation, profitant des derniers rayons lumineux, en se jurant de dégotter des outils valables dans le bled à la faveur du petit matin, pour les prochaines fois.
S’étant laver les mimines et le dessous des ongles de toute la terre, dans le cours d’eau baignant le camp aux abords de la scierie, Yves se décida à aller voir comment s’en sortaient ses « apprentis-charpentiers » de collègues. Ceux-ci tentaient de mettre en priorité le Manoir « hors vent » avant de faire la première remise des clés, la toiture et quelques fenêtres se trouvant de nouveau sur pied. Par contre, la façade Nord demeurait désespérment… « perméable ». Le peu-coutumier-des-efforts Lavie avait repéré ceci, mais il ne se rapprochait pas dans l’intention de filer un coup de main, son esprit était tourné vers un pièce de mobilier qu’il avait aperçu par l’ouverture béante du bâtiment. Son œil avait tiqué sur un fauteil parfaitement rembourré et qui se devinait extrèmement confortable, il mit ce qu’il avait de vélocité pour le déplacer et l’amenait vers un plus petite cabane pas loin de là, où il avait clairement décidait de s’installer. Nouvelle situation équivalait dans ses méninges à nouveau mode de vie, maintenant que les Fossoyeurs avaient trouvé du « dur » pour patienter durant l’étape de la fastidieuse randonnée, il avait loisir de changer de rythme. S’étant fixé sur une résidence particulière, zappant ainsi la promiscuité que risquaient de s’enquiller ses confrères et consoeurs Fossoyeurs dans le dortoir communautaire, il l’aménageait à son goût, c’est à dire avec le confort dénichable en ces temps de dénuement. De plus, avec la petite collection de champignons, des morceaux de charbon qui trainaient avec des branchages dans le cabanon, ainsi que des bacs remplis de flotte, il se sentait pour une fois verni, à pourvoir se faire des infusions et disposer de tout son temps pour mettre au point des mixtures. Dans le but de pavenir à des substances assez psychotropes, pour diminuer sa supposée condition « d’être persécuté par le Destin ».
Les jours passèrent pour Yves, isolé volontairement de la société réduite à cinq individus en ces lieux, et plus le temps défilait, plus il appréciait. Des épisodes de siestes, entrecoupés de prise du « thé », et dans les moments de conscience il tuait le temps en transformant en copeaux des bouts de bois avec sa paire de ciseaux pour gaucher. D’ailleurs, cette distraction l’amena à reconsidérer son domicile, et il fut bien étonné en constatant que les objets présents, avaient en réalité une utilité pour l’artisanat et la confection de lances. La pile de branchages étaient en réalité une sélection des meilleurs pousses de noisetiers ou de boulots, qu’un rabot sommaire permettait d’écorcer, que les bacs longilignes contenants l’eau et chauffables à l’aide du charbon favorisaient l’équilibrage, via le renfort de plusieurs étaus disposés avec des plaques bien rigides. Puis le combustible avaient un autre fonction, celle de générait un foyer avec une haute température, afin de noircir et durcir la pointe de la lance une fois affutée. Comme ça semblait une bonne occupation pour se dénouer les doigts entre les phases de repos, le nouvel artisan Lavie se mit à confectionner des séries de lances, il aurait pu en faire un bon petit nombre mais finalement il s’était découvert un souci du détail. Effectivement, sur chaque bâton, il perdait pas mal de temps en y gravant des motifs presques tribaux, que lui dictait son inconscient aidé des substances hallucinogènes de son nouveau bol alimentaire. A la sortie, ces ustensiles serviraient sûrement à se faciliter le boulot de fossoyeur, il manquait uniquement une pelle à fixer à l’extrémité, pour l’heure ça s’apparentait à des barres à mines sommaires. Une fois terminées, il laissait négligeamment les lances sur le perron de sa cabanne, elles n’avaient pas le temps de prendre la poussière, car Raul pensait à venir passait les prendre pour agrémentait les « cours de perfectionnements à la survie en milieu hostile » professait devant le Manoir.
Comme toutes les choses ont une fin, celle-ci arriva pour la réserve de champignons de Yves, le sevrage débutant pour son plus grand… déplaisir. Il dut alors refaire connaissance avec le monde, hors de son cocon, mais un choix s’offrait à lui, plus qu’un choix, un dilemme. Soit ressociabiliser avec ses collègues fossoyeurs, afin de quemander une avance sur salaire sonnante et trébuchante.. en amanite tue-mouches. Soit se lancer dans la profanation de sépulture et ainsi récupérer le néoprène, dont les effluves pétrochimiques s’annoçent « corsées », enterré voilà quelque temps avec le corps de l’individu affublé maladroitement du nom de Windorf. La suite est ouverte et se déroule présentement, elle s’accompagne de palliers pour réacclimater les tympans et les pupilles à l’Extérieur… ouf, j’en vois le bout _________________ Yves Lavie ou le respect des macchabéesLe dernier des Malakoffiots---Fossoyeur chargé de l'approvisionnement en médecines et drogues diverses... consommateur préventif. |
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